Chronologie

  • 1908, 8 décembre : Naissance à Argelliers dans l’Hérault. Son père est viticulteur. L’occitan est la langue de tous, ou presque, au village. Sa mère, Adèle Altairac, lui donnera, en français, le goût de la poésie. Son père Constantin lui révèlera plus tard, par hasard, en lui citant des vers de Mistral, la poésie occitane et la dignité de la langue d’oc. Lisant Mistral, il découvrira Dante, et, par lui, les Troubadours.
  • 1913 : Ecole primaire à Argelliers.
  • 1918 : Mort de sa mère Adèle. MR va avoir 10 ans. ("…la disparition de ma mère – durant la terrible peste, aux dimensions moyenâgeuses, qui, en 1918, fit autant de victimes que la guerre elle-même, à l’instant de s’achever. De cette épreuve je sortis désemparé. Absent, très absent. Et compensant le désastre par un abandon total à l’imaginaire.")
  • 1919 : Rentrée au Petit Lycée, rue Lakanal, à Montpellier, en 6e A.
  • 1923 : Rentrée au Grand Lycée, à la place de l’actuel Musée Fabre à Montpellier, en seconde. Max Rouquette y a pour professeur d’espagnol Joseph-Sébastien Pons, le poète catalan roussillonais.
  • 1923-1930 : Etudiant à la Fac de Médecine de Montpellier. Rencontre avec Henri Frère (1908-1986), peintre et sculpteur qui devait devenir le gendre de Pons.
  • 1927 : Premier texte (Lou paure òme e la crous) paru dans la Campana de Magalona, journal mensuel en occitan de Montpellier, sous le pseudonyme de Max Cantagril. Il écrira dans ce journal jusqu’en 1930.
  • 1928 : Fréquentation de François Dezeuze (l’Escotaire). Fonde Le Nouveau Languedoc, association des étudiants languedociens et groupement d’action régionaliste, présidé par Jean Lesaffre. Il en est vice-président avec Roger Barthe. Ecrit dans l’Écho des étudiants où il publie sous le nom de Phidias des dessins humoristiques et des portraits caricaturaux. Secrétaire de la Section Corporative des étudiants de Médecine, délégué des étudiants en médecine dans l’Association Générale des Étudiants de Montpellier (AGEM).
  • 1931 : Paraulas per l’èrba, premier poème de Max Rouquette publié dans la revue OC. Rouquette sera jusqu’à la fin des années quarante, un des animateurs de la revue, aux còtés, en particulier, de René Nelli.
  • 1931-1935 : Internat de médecine à Toulon.
  • 1934 : Parution du premier texte de Verd Paradís dans la revue OC, n°16-17 : Secret de l’èrba.
  • 1935 : Rédacteur en chef de la revue Occitania fondée par Charles Camproux. Service militaire comme médecin militaire à Brest, puis Toulon. Une bonne partie de Verd Paradís est écrite sur le cuirassé Colbert.
  • 1936 : S’installe comme médecin à Aniane (34). Il y restera 10 ans. Ce sera l’occasion d’approfondir avec ses patients la connaissance de la langue et la connaissance humaine qui lui servira pour ses nouvelles de Verd Paradís : Cendre Mòrta, Una figuièra per Caçòla, etc… 19 octobre 1936 : Mariage avec une jeune corse, Léone Gistucci, à Toulon. Ils auront deux enfants, Michel et Jean-Guilhem. Traduction du Chant I de l’Inferno de Dante.
  • 1936-1939 : Rédacteur en chef de la revue Occitania, dirigée par Charles Camproux et Marcel Carrières.
  • 1937 : Sòmnis dau Matin (Les songes du matin). Premier recueil de poèmes publié à Toulouse.
  • 1938 : Création de la Fédération Française de Jeu de Balle au Tambourin, pour relancer le jeu tombé en décadence à cause du chauvinisme et des divisions.
  • 1939 : Anime le Comité de soutien aux intellectuels et militants catalans réfugiés dans le Sud de la France.
  • 1939-mai 1940 : Mobilisé en Tunisie, à Bizerte, puis Sidi-Bou-Saïd.
  • 1941-1942 : Donne des versions occitanes de poèmes de Federico Garcia Lorca dans la revue OC. Traduit aussi Le baladin du monde occidental de John Millington Synge. Toute sa vie, il continuera à traduire pour son usage personnel.
  • 1942 : Sòmnis de la Nuòch (Les songes de la nuit). Poèmes, publiés à Toulouse (SEO).
  • 1944 : Séjours à Montségur avec René Nelli.
  • 1945 : Fonde l’IEO (Institut d’Etudes Occitanes) avec Ismaël Girard et Camille Soula, à la présidence duquel il succédera à Jean Cassou. Fonde avec André-Jacques Boussac et Pierre Lagarde, la Société des Bibliophiles Occitans. 2 bulletins seulement paraîtront. Dans la revue OC, publication d’un extrait de sa traduction occitane de l’Inferno de Dante.
  • 1945-1947 : Ecrit des textes pour des émissions littéraires occitanes de radio à Toulouse. Le philosophe Henry Lefèbvre est le directeur artistique et littéraire. A partir du 6 mars 1946, il réalisera aussi des émissions "Folklore d’Occitanie" à partir des contes de Bladé ou pris dans la revue d’ethnographie occitane de René Nelli.
  • 1946-1947 : Médecin d’hygiène scolaire dans la région de Lodève. Habite à St Saturnin (34).
  • 1947 : Poesias de Santillana. Traduction de poèmes de Iñigo Lopez de Mendoza, Marquis de Santillane, avec une présentationde Jean Cassou et Pierre Darmangeat.
  • 1948 : Devient médecin-conseil à la Sécurité Sociale à Montpellier. Publication du Jeu de Balle au Tambourin. (Toulouse-Paris. IEO – Librairie Maisoneuve.)
  • 1954 : Directeur de la revue trimestrielle occitane et catalane Vida Nova, en soutien aux écrivains catalans en exil. Découvre à Rome le Tambourin italien. Adoption par la Fédération Française du jeu italien plus rapide, à la place du vieux jeu de chasses.
  • 1955 : Le Médecin de Cucugnan (Théâtre, traduction française). L’Avant-Scène 111. Texte écrit en 1942 à partir d’un conte de Roumanille.
  • 1956 : Lo Metge de Cucunhan (Théâtre). Revue Oc n° 200.
  • 1957 : La Pastorala das volurs (Théâtre, traduction française, prix d’art dramatique du Casino d’Enghien en 1958). La Comédie du Miroir (Théâtre, traduction française), sur un sujet emprunté à Joyce. L’Avant-Scène 164.
  • 1958 : Aquel que non jamai dormís (théâtre).
  • 1959 : 23 octobre : création de La Pastorale des Voleurs par Madeleine Attal pour la Cie des douze, troupe de la Radio-télévision française.
  • 1961 : Première édition de Verd Paradís 1 en occitan par l’IEO (couverture de Jean Camberoque). La Pastorale des Voleurs est jouée dans la cour de la Faculté de Médecine à Montpellier devant un Congrès de Psychiatrie et de Neurologie.
  • 1962 : Fonde le PEN-Club de langue d’oc avec l’aide de Jean Camp et de Jòrgi Reboul. Il en sera longtemps le président actif et voyageur.
  • 1963 : La pietat dau matin (La pitié du matin - Poèmes). IEO, coll. Messatges.
  • 1965 : du 13 au 16 octobre : à Avignon, le PEN-Club de Langue d’OC recoit les PEN Clubs internationaux pour le 700e centenaire de la naissance de Dante. Rencontre de Pablo Neruda, Arthur Miller, Miguel Angel Asturias, et André Chamson.
  • 1966 : Voyage en Roumanie pour le centenaire de l’écrivain roumain Coçbuc
  • 1968 : 2e édition de Verd Paradís 1 (Lo Libre Occitan).
  • 1974 : Prend sa retraite de médecin-conseil. Première édition de Verd Paradís 2 par IEO (A tots). Couverture de Descossy
  • 1975 : 3e édition de Verd Paradís 1 chez A tots. Couverture de Georges Dezeuze.
  • 1978-1983 : Dirige la revue littéraire OC.
  • 1979 : Lo jòc de la cabra (Le jeu de la chêvre, théâtre). Revue OC. Texte écrit en 1968.
  • 1980 : Publication de Vert Paradis, traduction française de Verd Paradís 1 et 2 par l’éditeur parisien Le Chemin Vert. Traduction de Alem Surre-Garcia. Cette traduction sera à l’origine de la reconnaissance nationale et internationale de Max Rouquette, avec par la suite des traductions de Vert Paradis en Allemand, Américain, Espagnol, Néerlandais, Bulgare, Catalan.
  • 1981 : Lo Miralhet (La comédie du miroir, théâtre). Revue OC. A partir d’un récit de Joyce.
  • 1982 : L’endevinhaire (Le devin, théâtre). Revue OC. Texte écrit en 1967.
  • 1983 : Max Rouquette et son Vert Paradis : vidéo de 52’ en français et occitan de Roland Pécout et Michel Gayraud. VAL (Vidéo-animation-languedoc) et CIDO.
  • 1984 : Les Psaumes de la nuit, reprise en version bilingue des 3 recueils occitans épuisés (Sòmis dau matin, Sòmis de la nuòch et La pietat dau matin). Ed. Obsidiane, Paris. Lo Glossari (Le Glossaire, théâtre), CRDP, Montpellier. La Podra d’embòrnia, (théâtre), idem.
  • 1985 : Lo Pater als ases (Le Pater aux ânes, théâtre). (avec Lo Miralhet, éd. IEO).
  • 1986 : Voyage en Crête. Lo grand teatre de Dieu (Verd Paradís 3), en occitan, A Tots. Le livre du tambourin, CRDP Montpellier.
  • 1987 : L'uòlh dau cat (L'oeil du chat, Verd Paradís 4), en occitan, A Tots.
  • 1988 : Séjour aux Etats-Unis au bord du lac Huron. Lo maucòr de l'unicòrn (Le tourment de la licorne, poèmes en édition bilingue), Sud éditeur.
  • 1989 : La cloche d'or, album photographique avec Harold Chapman et Claire Parry, éditions Bibliothèque 42. Medelha (Médée, théâtre), en occitan, éd. Jorn-Fédérop. Max Rouquette : horizons et repères, court métrage documentaire par René Nicq et Guy Prébois, CRDP Montpellier.
  • 1990 : Las canas de Midàs (Les roseaux de Midas, Verd Paradís 5), en occitan. Le revue Sud consacre son n° 91 à Max Rouquette.
  • 1991 : A Eus (66), dans la maison Boris Vian, présentation de la création musicale de Staellart et Zucchetto sur Lo Maucòr de l’Unicòrn. Editée en CD. Représentation de Médée par le théâtre de Mathieu (marionnettes)
  • 1992 : Los Dona-d’èr ou Le Prince des Sosies, Espaces Sud Editions.L’Epopèia de Papa Popov (Théâtre). Canta-Loba (Théâtre).
  • 1993 : Colloque international Max Rouquette à Montpellier, hommages et exposition par le Centre Régional de Lettres. 29 juillet : lecture de Vert Paradis au festival d’Avignon par Nada Strancar, diffusée sur France Culture le 3 octobre. Saint-Guilhem-du-Désert, album de photographies avec Harold Chapman et Claire Parry (Bibliothèque 42). Livre d’hommages à Max Rouquette aux éditions Climats.
  • 1995 : Séjour en Irlande. D’aicí mil ans de lutz (A mille années lumière, poèmes, édition bilingue), éd.Jorn. Le Glossaire (Théâtre, traduction française), Espaces 34. Déserts (poèmes en prose), éd. L’arrière-Pays. Anthologie bilingue, traductions de Roland Pécout, (CRDP Montpellier).
  • 1996 : La cèrca de Pendariès, roman, en occitan, Editions Trabucaire. Le Lac du Salagou, miroir aux cent visages, album de photographies avec Georges Souche (Bibliothèque 42). Le grand théâtre de Dieu, (traduction française de Verd Paradís 3 et 4), éd. de Paris. CD + livret de morceaux choisis dits par l’auteur dans la collection Trésors d’Occitanie (Aura Productions).
  • 1997 : Tota la Sabla de la mar, roman, en occitan, Editions Trabucaire. Le corbeau rouge (Vert Paradis 7), en français, Editions de Paris.
  • 1998 : Le Jeu de Balle au Tambourin, avec le photographe Charles Camberoque (Bibliothèque 42).
    Décembre : création du Glossaire par le Studio-Théâtre de la Comédie Française, mise en scène de Vincent Boussard.
  • 1999 : Le Livre de Sara (VP 6), en français, Editions de Paris. Traduction en occitan, pour les éditions Jorn, d'un choix de poèmes de son ami Frédéric-Jacques Temple (Poèmas). Larzac, album de photographies avec Georges Souche (éditions Cardabelle).
  • 2000 : Bestiari (poèmes, édition bilingue), éd. Atlantica. Membrança de la vida ordinària (nouvelles bilingues), éd. Atlantica. Les roseaux de Midas, traduction française, éd. de Paris. Jeux de regards : vidéo de Henri de Latour sur Max Rouquette et les artistes (CRDP Montpellier).
  • 2001 : Ils sont les bergers des étoiles (Editions du Rocher, Coll. Anatolia). Le Bout du monde (Saint-Guilhem-du-désert), photographies de Bernard Plossu (Editions du Rocher, Coll. Anatolia). Qui est-ce qui passe, ici, si tard ?, recueil de dessins de Max Rouquette ( E & C éditions).
  • 2003 : Lo corbatàs roge (Verd Paradís 7), en occitan, éd. Trabucaire. Octobre : création de Médée par le Théâtre de Nanterre avec une troupe de Burkinabés. Mise en scène de Jean-Louis Martinelli. La pièce sera jouée au printemps 2004 à Nanterre, Marseille, Privas, Montpellier et Toulouse, et aussi au Burkina-Faso.
  • 2004 : Journées Max Rouquette à Montpellier, par le CRDP, les Calandretas et la librairie Sauramps. Exposition Paraulas del vent à la galerie Cardabelle (mise en images de poèmes de Max Rouquette par les photographes Georges Souche et Sylvie Berger)
  • 2005 : Bestiari 2 (Poèmes, édition bilingue), éd. Fédérop.
  • 2005, 24 juin : Mort de Max Rouquette à 96 ans à Montpellier